Sur la pointe des pieds

           Il y a dans chaque famille une de ces petites boites

           En plastique rose parfois, la sienne est en bois

          Enfant, elle me laissait libérer la ballerine

          qui s’envolait aussitôt — un tourbillon trop statique sur

          une ritournelle heurtée dont une note toujours vient un jour à manquer.

                 — quel air était-ce ? —


          La ballerine sans grâce sous mes yeux émerillionnés

          guettait alentour et veillait aux trésors familiers.

 

          Mais quand le noir tord le cou à la musique,

          que la boite se referme

          et d’un coup bref éteint les étincelles…

          je crois qu’elle est là en coulisse

          reposée et sereine, bienveillante en silence

          Si on pouvait ouvrir la boite en douce,

          un instant           regarder       audelà,

          on verrait son sourire

                             repoussant les terreurs

         puis son air de malice,               

                                                         dans la boite à musique.

(Photo Y et E — Montage E)


Cache-coeur Burda pour la belle Audrey, dans une maille toute douce, toute legère, fragile certainement.

Il m’est un peu grand, j’espère qu’il lui sera mieux ajusté.

Le texte,  pour Marie-Jeanne.


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