Un nouveau fil pour une nouvelle vie

Couverture bébé

Apprendre un nouveau geste, le préparer en secret.
Apprendre des choses sur soi, comme les mouvements des doigts, mal habiles d’abord sur ces bâtons de fer.
Et la laine qui défile, comme les jours sur mon ventre, créant des motifs magiques, comme les jours dans mon ventre.

Couverture bébé étendue

En sourdine, les mailles se resserrent. Effeuiller le temps, feuilles par feuilles patiemment bouclées, que l’eau et le souffle épanouiront en dentelle.

Détail

Apprendre sans choisir la facilité,
Nuancer pour ne pas rester dans le gris,
Se projeter dans un autre langage,
Découvrir d’autres espaces

  

De faceDe dos : Jacquard Intersia

Apprendre une technique ancestrale, retrouver les voies archaïques
pour perpétuer l’essentiel.

Mon truc en plus – Robe Burda 02-2013 mod115


Dans l’air du temps, dans le flux du courant,
Un rayon sur les cils, un drapé bien connu,
Et pourtant.

Une robe déjà-vue
en d’autres longueurs, en d’autres couleurs,
(par exemple) sur de jolies femmes.
Et pourtant.
Regarde le fer de la vieille fontaine qu’on ne tourne plus :
Ses courbes rouillées désespèrent d’abreuver encore
Ceux qui ont fait trop de routes.
Et pourtant,
Un mandala, une Roue du destin,
Une beauté simple se cache dans son cycle.

Souple, elle me câline, peau de pêche pleine d’un soleil délicat,
Un voile de douceur qui offre son velours de fruit lourd
(de promesses, de tendresses)
Au contact de mes doigts

Un air de déjà-vu dans l’air des flux,
Mais pourtant,


Elle a un truc en plus, ma petite robe très vue
Un petit truc de plus, glissé dans ses plis
Petit plus qui la rend bien unique — pour moi.

La roue se renouvelle et régénère
Le temps, les saisons, le cours de la lune et celui des femmes
Universels et uniques.

Une robe que l’on a surtout admirée en version tunique
J’ai craquée sur le burda de février simplement pour ce modèle et l’ampleur de ses plis propice à y glisser l’ampleur de mon ventre : j’ai été très étonnée de la voir si souvent sur les blogs !
J’ai laissé l’ourlet du bas à cru et encore un peu long, car je souhaite rectifier la ligne de coupe au fur et à mesure que mon abdomen lève le tissu, pour que ça reste bien droit, puis coudre un vrai ourlet, une fois dégonflée (sic) pour l’année prochaine .
Un Magnifique jersey peau de velours acheté pour l’occasion Chez Sacré Coupons, une fleur en broche pour égayer la coupe.

(Photos Y)

Entre l’or et le brun – Burda Mai 1974

Entre l’or et le brun, contre l’heure indécise
qu’entre la brume basse!..
Elle caresse la terre trop chaude pour résister au soir,
Caresse l’œil à l’intérieur et les narines aussi
D’un pâle frisson et d’une odeur de nuage.

C’est l’expansion d’une mousse qui prolonge l’hiver
Le doux d’un linceul, indécis et de ouate,
Étouffe avec tendresse les sels du labour.

Et son aura lèche le silence animal,
Froisse le lait de sa langue aux flancs d’oiseaux innommés
qu’un seul coup d’aile supprime du fil des vignes mortes.

Mais le givre est un émail qui craque sous le bleu
Quelques pas, on hésite, un son mat, et l’air de Dominique A.


Et le froid se lézarde dans la pureté de nos sourires.

Tunique 6113 Burda mai 1974

Confectionnée et photographiée en automne dernier, je n’ai pas encore pu profiter de cette tunique vintage.
Le patron est parfait, ne présente aucune difficulté et les finitions intérieures sont toutes jolies. J’ai seulement supprimé les voilettes des épaules trop disgracieuses dans ce tissu.

Bon début de printemps à tous !

 

L’été Indien…

… c’était comme un film, un bollywood bien sur,
Les hurlements, les sifflets de joie, d’amour ou de peur à chacun des éclats du héros
Vivre à fond la séance en hindoustani et rire dans chacune des 480 langues de l’inde.
Frissons, déchainement – les enfants qui nous acclament à la sortie du cinéma – ébranlement.

L’automne s’approche maintenant et efface les traces de mon été indien.
Le regard dans les photos,
Le cœur se serre sur ces deux mois d’évidence
Y retourner!
Y retourner…

Alors, couper, couper les souvenirs, façonner sur le pas de ma porte le bonheur du voyage
Devant les volets de ma maison, rattraper un soupçon de mon Inde
Pour y vivre encore un peu,

Partir de ce patron, le cintrer d’avantage, pour un bustier très près du corps. Couper pour rendre asymétrique et faire les plis du palou. En voyant les photos, je me dis que je devrais coudre les plis entre eux pour qu’ils ne gonflent pas sur le côté droit.


 

Le fil à la main…

Les machines et les mains vieilles
les gestes immémoriaux défilent les faisceaux de cotons
Le métier est marionnettiste
Et le bois qui frappe, sec,
dans un bruit de poussière,
un orgue de matière.

Les vieilles Singer toute neuves
sous l’ombre tutélaire des démons de pierre
Madame, on te refais le même
En la moitié d’une heure
pour à peine quelques roupies.

La saccade des tisserands, de l’aiguille qui s’enfonce
Trépidantes sonorités pour donner des couleurs
à mes yeux éblouis.

Om sweet Om.

Tuto sac infinity (et patron)

Un sac en huit, un sac Ouroboros m’avait fait rêver sur Pinterest, mais le lien est brisé, et je n’ai jamais retrouvé le magasin qui le vendait. Il est fait d’une seule pièce de tissu en huit, que l’on ferme par une seule longue tirette qui en fait tout le tour.
J’ai donc fait, approximativement, le patron de ce sac, dont voici le petit tuto…

Téléchargez le patron : Tuto Sac Ouroboros
et suivez le tuto plus bas.
(Les feuilles sont numérotées selon les lignes (A, B, C,D,) et les colonnes (1,2,3), il suffit de reconstituer le tableau)

 

Ce sac corail est pour ma maman, en ce jour de fête des mères.

J’aime énormément ce sac, parce qu’il permet de disposer rapidement de son contenu : il s’ouvre tout largement et permet de remballer rapidement ces affaires. Idéal pour un tricot : le sac ouroboros vert ouvert sur la table, il ne faut qu’un seul geste pour ranger l’ouvrage et le menu tintouin qui va avec !

  • * 60cm x140 cm tissu pour l’extérieur : ici du skaï. (de la laine pour le modèle vert)
    * 1m x140 tissu pour doublure : un coton plus fin.
    * 1m 50 de fermeture éclair (vendu en mètre en mercerie). Garder deux tirettes.
    * 20 cm de scratch.
    * Biais
    * 1 bouton magnétique ou un bouton pression.

* Découper la forme dans le tissu extérieur (A), puis dans la doublure (B).

                                      

* Dans la pliure du tissu de doublure restant, reporter la forme inférieure du sac(C) qui formera la poche intérieure.
* Coudre le scratch le long de la pliure du tissu C, ainsi que sur l’endroit tissu B, en prenant soin de superposer les deux formes parfaitement.


* Coudre B et C.
* Surfiler la doublure et sa poche.
* Superposer, envers contre envers, le tissu extérieur A et la doublure B.
* Épingler endroit contre endroit la fermeture à glissière sur le tissu extérieur de manière à ce que le bord de la fermeture suive le bord du tissu. Prendre garde à bien épingler les deux tissus A et B en même temps. Il ne fait épingler ici que la partie supérieure du 8. Coudre avec précaution, en laissant un cm non cousu au début et à la fin.


* Ouvrir la fermeture éclair, et épingler la fermeture libre endroit contre endroit sur le tissu extérieur A (Toujours en prenant bien garde à épingler le tissu de doublure en même temps.). Les deux tirettes doivent être réunis dans le même angle.


* Coudre en laissant un cm au début et à la fin de la couture.

* Maintenant, le sac doit pouvoir se fermer.
* le sac ouvert, il faut replier les surplus de coutures (tissus+fermeture) contre la doublure. * Si nécessaire, repasser.
* Faire une surpiqure le long de la fermeture, de manière à maintenir le surplus sous le tissu. La double épaisseur de skaï ne supporte pas les points fantaisies, mais ils sont du plus bel effet sur des cotons ou de la laine!
* Fermer le sac, et rentrer les extrémités des fermetures dans le sac, par l’espace laissé pendant la couture.

*Ouvrir le sac, et faire un point d’arrêt au bout des deux fermetures.

*Reporter le cercle au sommet des cercles, de façon à ce qu’ils soient parfaitement juxtaposé : ils serviront d’anses pour porter le sac.
* Découper les cercles.

* Installer dans la doublure le bouton magnétique en le renforçant avec un petit carré de skaï ( ou de canette de soda, comme j’ai pu le constater, un jour, en dépeçant un sac) — ou coudre le bouton pression de façon à pouvoir fermer le sac.
J’ai caché la couture du bouton pression, sur le modèle vert, par un beau gros bouton en céramique.

 

* Surpiquer chacun des deux cercles, et installer un biais pour finir le tout.

* Et voilà un sac très original….

   
Que l’on range en un clin d’œil !


(Photo Y et E)

 

( J’ai retrouvé un lien, mais il s’agit d’une version mini, d’un porte-monnaie.. et puis c’est un lien commercial : http://pinterest.com/pin/99079260523928665/)

Gourmandise au Curaçao

Verres-forêt,
à l’ombre de laquelle se rafraichir..
Des arbres de couleurs,
      odeurs colorées des sucres dans la gorge,
                   des parfums qui envahissent l’air et ses 34degrés de mai..

Hummm, hume, flaire et choisis la plus grande gourmandise!

Friande, frétillante, la fine bouche se précipite, étanche sa convoitise dans le lagon bleu du spiritueux.. qu’elle préfère aux sirupeux !
Curaçao (couleur sirop…)

Ivresse, maladresse..
Rafraichissement ultime,
c’est la douche!

S’encanailler, se colorer
à l’arc en ciel de nos sirops, sous le ciel enfin printanier
primesautier
et sans nuage.

Dans le dos, une libellule
couleur nature,

Un col bénitier, le bleu-vert exact ( pas facile à capturer, décidément, cette couleur!)
Le tissu qui se moire.

Fiche : Modèle 113B -Burda 07-2004

Et, bien sur, RDV ici pour admirer les coktails des copines :
Défi13

Nouveau Monde.

Là –
au milieu de l’arène,
arythmie de colère au cœur qui défaille,
Blanche neige est perdue : c’est la fuite de l’enfance — et celle de l’innocence.

Là —
sans se souvenir
ni pourquoi ni comment
abasourdie…. Les trahisons ourdies par leurs incompétences
la trame fumeuse des faux puissants
qui l’agrippent de leurs griffes, arrachent un peu d’elle comme un passage de ronces.

Là —
Hagarde, égarée, se demande en pleurant
où a-t-elle fait l’erreur ? elle promise à un si bel avenir, où s’est-elle trompée ?
(Sa faute n’est qu’un reflet qui entache l’égo d’un autre…)

Là —
isolée,
Là — dans un grand cercle comme une
île

un grand cercle de lumière émergeant de l’hostile

Le conte nous dit alors que de ce noir naîtront la bienveillance et les rires
-ils se profilent déjà, timides encore, sous l’ombre tutélaire des arbres…
Dans l’enclave de la forêt, clarté protectrice, il faudra faire les choses belles et chasser les trésors pour égayer le monde.

Mais le conte oublie de dire
qu’en perdant son innocence, Blanche Neige s’érige comme une reine
bâti son empire, et construit dans son île de quoi accomplir
ses rêves et son indépendance.

Bientôt Blanche Neige saura reconnaître et déjouer les traîtrises,
Bientôt, enjôleuse, elle offrira la pomme éculée aux sorciers,
Innocemment.

Mais en attendant, la pomme qu’elle tend, croquons là ensemble,
à pleines dents,à pleine vie,
et pleins d’envies, de rires.

 

Fiche Technique

Modèle 2364 de chez SImplicity.
j’avais craqué en voyant le poste de Chez Clarisse.

Et bien sur, Bienvenue.

Photos: Y et E — Montage E